Progrès et bonheur

Que de progrès, dans nos sociétés, depuis deux siècles! Et pourtant…

« J’ai souvent connu le bonheur mais ça ne m’a jamais rendu heureux ». Boris Cyrulnik, psychiatre et ethnologue, a souvent entendu cette phrase. « J’ai souvent connu le bonheur », autrement dit , j’ai souvent connu des situations qui correspondaient à l’idée, à l’anticipation que j’avais de ce qu’il faut pour être heureux.

Pauvre, je rêve d’être riche, handicapé physique, je rêve d’avoir mes jambes mobiles pour courir, j’habite Paris et je rêve de m’installer dans le midi et ainsi je serais heureux.  On pense qu’en réalisant des morceaux de rêve on a connu le bonheur.

Cette erreur d’analyse provient du fait qu’au cours de son histoire personnelle, on a appris à ne pas être heureux. Au cours de l’enfance on a vécu de longues périodes d’isolement, on nous a culpabilisé, on nous a inculqué des préceptes pour accepter nos faiblesses et nos punitions. Alors nos rêves se construisent autour de schémas ou de croyances qui nous poussent à réaliser des objectifs que l’on s’est assignés.

Beaucoup de gens sont tristes après la réalisation d’un projet. Les étudiants, le lendemain d’un examen disent : « je flotte, ma journée est vide ». Ils trouvent rapidement autre chose à faire parce qu’ils ont des plaisirs et des soucis : de quoi faire une vie.

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