La caste dirigeante française doit se maintenir au pouvoir

Même Claude Allègre* le disait :

« Nous sommes dans une situation pseudo-oligarchique. Il existe en France une classe politique qui s’auto produit et dont l’ossature, à droite comme à gauche, est constituée par les anciens élèves de l’ENA, eux-mêmes souvent des produits de la haute et de la moyenne bourgeoisie. Le cumul et la pérennité des mandats aidant, cette classe se maintient au pouvoir, l’alternance droite-gauche n’étant plus qu’une question de style. Le peuple, lui, est tenu en lisière. Il ne comprend ni le langage ni le fond des débats de ce que Raymond Barre a appelé le « microcosme ». La démocratie est confisquée. Les contre pouvoirs ne sont plus que les manifestations de rue et les sondages. Les manifestations de rue sont, à de rares exceptions près, l’expression des divers corporatismes dont les égoïsmes érodent la cohésion de la société. Quant aux sondages, leur multiplication les empêche parfois d’être réalisés sur des échantillons représentatifs et leurs résultats sont approximatifs.

*Claude Allègre : ami de 30 ans de Lionel Jospin ; Ministre de l’Education Nationale et viré parce qu’il voulait « dégraisser le mammouth », c’est à dire s’attaquer aux archaïsmes de cette corporation d’enseignants. Universitaire et non pas Énarque, il a été remercié comme tous les Ministres qui n’ont pas le dogme du tout étatique chevillé au corps : Madelin, Strauss-Kahn…

Aujourd’hui en 2022, c’est à nouveau une élection présidentielle, et, à nouveau, Emmanuel Macron face à Marine Lepen, comme en 2017. Le représentant des mondialistes doit se maintenir au pouvoir.

Eric Zemmour a tenté de briser la ligne rouge qui interdit un regroupement des droites en lançant son parti Reconquête, fort, en quelques mois de 120.000 adhérents mais ne faisant qu’un score de 8% au premier tour. Les opposants au Président sortant, nombreux et de tous bords, ont pensé se regrouper dans un vote utile, pour être sûr de le contrer. Et, à quelques voix près, ce fut Marine Le Pen qui a emporté le morceau devant Jean-Luc Mélenchon, l’excellent tribun de la France Insoumise.

La diabolisation de la fille de Jean-Marie Le Pen fonctionne à merveille. Une manipulation invraisemblable. Une perversion des formules, alors qu’elle est républicaine et démocrate. Le rejet fonctionne et va assurer à Macron sa réélection. Les médias subventionnés et appartenant aux « puissants«  assurent la vindicte journalistique. Morceaux choisis :

« Avec Marine Le Pen, les pauvres vont peut-être mourir » (Le Parisien, entretien avec Gérald Darmanin)

« Si l’extrême droite gagne, moi comme tant d’autres militant·e·s féministes, ou antifa, ou antiracistes, nous sommes menacées très directement de mort. » (Libération, interview d’Alice Coffin)

« La candidate défend un programme xénophobe et autoritaire, qui affaiblirait les contre-pouvoirs et mettrait la France au ban des démocraties européennes » (France Info) ; « Marine Le Pen et la menace du coup de force institutionnel » (Challenges) ; « Une forme de coup d’État constitutionnel » (BFM TV) ; « Avec Marine Le Pen, le coup d’État permanent » (Alternatives économiques) 

« Si Marine Le Pen était élue, elle pourrait devenir la commandante en chef de la force de frappe française, et déclencher l’équivalent de 48 000 Hiroshima. » (L’Obs)

Lors du débat d’entre deux tours, un remake de 2017, Macron fut arrogant, méprisant, condescendant, professoral…Insupportable dans la gestuelle et dans le verbe ! Et, pourtant Marine Le Pen a eu, pour la première fois, une posture présidentielle, calme, posée, réfléchie. Résultat dimanche 24 avril.

 

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