Ukraine, un processus dévastateur (suite 2)

Que dit le droit international ?

L’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) oeuvre en faveur de la paix, de la démocratie et de la stabilité pour plus d’un milliard de personnes. Dans sa mission de prévenir les conflits et de faire respecter le droit International, l’OSCE a participé, le 14 mars 2022, à une réunion au Conseil de Sécurité de l’ONU :

  • Le Président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), M. Zbigniew Rau, a souligné devant les membres du Conseil de sécurité la nécessité d’une coopération étroite avec l’ONU au moment où les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies et le droit international sont violés de manière flagrante au cœur même de l’Europe
  • Mme Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, a appelé catégoriquement à « ne permettre aucune remise en cause de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues »

  •  Le délégué russe a mis sur le compte de l’Ukraine l’aggravation de la crise « qui a forcé la Russie à envoyer une opération militaire spéciale dans ce pays ».  « Kiev a saboté ses propres obligations et a tout fait pour détruire les accords de Minsk »

Les accords de Minsk :

  • Les accords de Minsk reposent sur trois documents adoptés sous médiation franco-allemande par l’OSCE, l’Ukraine, la Russie et les régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk, afin d’instaurer un cessez-le-feu
  • Après de premiers accords négociés les 5 et 19 septembre 2014 et restés lettre morte, une feuille de route a été conclue en février 2015 pour la mise en oeuvre du texte dit « Minsk 2«  à l’issue de longues négociations :
    • arrêt des hostilités au sein des zones de conflit dans l’est de l’Ukraine
    • retrait des armes lourdes
    • établissement d’une zone tampon
    • contrôle de la frontière par les forces de Kiev
  • Sur le terrain le conflit s’est aggravé. Rebelles russophones et forces ukrainiennes, dont le bataillon Azov et les milices paramilitaires d’extrême droite, s’accusant mutuellement de provocations. Le conflit a ainsi fait entre 13 000 et 13 200 morts entre avril 2014 et février 2020

Les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk :

Donetsk (anciennement Stalino), est la principale ville du bassin minier du Donbass, ainsi que l’un des principaux centres métallurgiques de l’Ukraine. Elle compte deux millions d’habitants.

Lougansk (ex-Vorochilovgrad), ville industrielle, totalise de son côté 1,5 million d’habitants. Le bassin du Donbass, frontalier de la Russie, sur la rive septentrionale de la Mer Noire, recèle d’immenses réserves de charbon. La présence de russophones y est notamment liée à l’envoi de nombreux travailleurs russes après la Seconde Guerre mondiale lors de la période soviétique.

En février 2015, par une résolution parlementaire, la République populaire de Donetsk se revendique comme l’État successeur de la république soviétique de Donetsk-Krivoï Rog. Le 21 février 2022, lors d’une allocution télévisée, Vladimir Poutine annonce la reconnaissance russe de l’indépendance des républiques du Donbass, dont celle de Donetsk.

La reconnaissance par Moscou de l’indépendance des régions séparatistes est « une violation flagrante de la souveraineté » ukrainienne et une « répudiation » des accords de Minsk, pour le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Mais les referendums menés par les deux républiques auto-proclamés n’étaient pas des referendums « d’indépendance » mais « d’autodétermination » ou d' »autonomie« . Ces républiques cherchaient à avoir un statut d’autonomie leur garantissant l’usage de la langue russe comme langue officielle, comme promis par Ianoukovitch mais non appliqué.

Jacques Baud (ancien colonel de l’armée suisse) précise : « En 2014, je suis à l’OTAN, responsable contre la lutte de la prolifération des armes légères, et nous tentons de détecter la livraison d’armes russes aux rebelles afin de voir si Moscou est impliqué. Les informations ne « collent pas » (…) on n’observe aucune livraison d’armes ou de matériel militaire de Russie » 

Dernières infos : Suède, Finlande, qu’en pense Poutine ? Les multinationales qui quittent la Russie ; Marioupol :

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