Où mène la dictature des minorités ?

Le mot est fort et plein de force, même de violence. Peut-on parler de dictature ? Si certaines postures de leaders charismatiques peuvent inciter ceux qui les vénèrent à la violence, je voudrais ici parler de dictature de la pensée. Sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités, on constate une retenue dans la façon de s’exprimer et d’écrire. Mais n’y a-t-il pas un monde entre se moquer avec humour et insulter ? Si l’insulte est condamnable car elle veut blesser, l’humour ou le sarcasme restent dans le domaine de l’observation et de l’analyse des mœurs ou des caractères. 

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“Seconde vague” : une bonne leçon de la philosophe Hannah Arendt

Dans cet article, « Seconde vague », le site « Santé Nature Innovation«  explique comment les dictatures manipulent les informations contradictoires pour que les citoyens ne comprennent plus rien aux annonces du gouvernement. La philosophe Hannah Arendt a étudié le sujet en analysant la façon dont les dictatures communistes et fascistes opéraient au XXème siècle.

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À la lumière du petit matin

Agnès Martin-Lugand nous présente Hortense, professeur de danse, volontaire, sensible et attachante, qui se foule la cheville et part se ressourcer dans la bastide familiale. Elle attend un engagement de l’homme qu’elle aime, mais qui est marié et n’imagine pas quitter femme et enfants. Elle le sait mais ne veut pas y croire.

La distance et un nouveau cercle d’amis retrouvés lui font prendre conscience que son histoire d’amour est sans issue. Un médecin énigmatique lui offre une nouvelle chance.

C’est d’une écriture sensible, émouvante et juste. Les protagonistes sont attachants par leur sincérité à comprendre que ce cordon, qui maintient Hortense dans une soumission, lui inflige plus de frustration que ne lui apporte un équilibre apaisant. Leur regard vis à vis d’elle reste hors de tout jugement qui la blesserait.

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L’amour, l’art, la mort

L’amour parce que c’est l’essence de la vie, le plaisir suprême, la félicité extatique, la sublimation de l’âme, la vraie raison d’être, d’exister, de surmonter les épreuves, de croire au divin.

L’art pour l’émotion, la quintessence de la capacité de l’homme à créer de l’exceptionnel, du beau, de l’esthétique; à accorder avec talent les sons, les couleurs, les matières. L’art c’est aussi la capacité à exprimer l’inattendu, l’essentiel, les courants de pensée, les moeurs, les excès et la perversité de la société ou des civilisations; de dénaturer les croyances, de se moquer des dogmes politiques ou religieux.

La mort, parce qu’elle est inéluctable, qu’il faut donc s’y préparer, la dompter, l’accepter, la regarder en face comme une transition naturelle, même si on ne comprend pas pourquoi on est venu sur cette terre, pourquoi on nous a donné l’intelligence de se poser cette question sans nous en donner la réponse. N’y a-t-il pas une certaine perversion dans ce mystère ? C’est une frustration qui tourmente, une issue inconnue qui effraie.

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Gilets jaunes

Chaque jour que Dieu fait, des événements, des décisions ou des déclarations nous interpellent car elles nous paraissent idiotes ou agressives, incohérentes ou injustifiables, dénuées de sens ou abjectes, révoltantes ou injustes. On ne les comprend pas ou on les rejette. Mais aussi parfois on finit par les ignorer ou les penser sans importance. Notre cerveau serait-il à ce point malléable qu’il finit par accepter autant de manipulation ? Pense-t-on qu’il faille lâcher prise et ne pas s’énerver ? Que l’intelligence de l’être humain finira par triompher ? Ou tout simplement que les choses s’arrangeront d’elles mêmes. Mais quand des décisions nous impactent directement ou nous menacent, alors on se rebelle, on signe des pétitions mais on ne se révolte pas. La majorité silencieuse ne fait pas de bruit, ne casse rien, n’est pas violente. Elle respecte les institutions et sait que son avis sera pris en compte au moment des élections. Et ce jusqu’à l’émergence d’une révolte populaire les « gilets jaunes ».

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Ce monde est fou(tu).

La preuve par… quatre infos, glanées ci et là par Guillaume Dehaenne :

  • Des chercheurs de l’université de Harvard ont réussi à faire pousser une viande de synthèse à partir de simples cellules musculaires de vaches et de lapins.
  • À Londres, la National Gallery expose des portraits de Gauguin accompagnés d’une mise en garde à destination du public : “L’artiste a eu de façon répétée des relations sexuelles avec de très jeunes filles […]. Il a de façon indubitable profité de sa position d’Occidental privilégié pour s’accorder une grande liberté sexuelle”.
  • L’hôtel Fukuoka au Japon propose à ses clients d’y passer la nuit pour 1 $. En échange, ils doivent loger dans la chambre n°8, filmée 24/24, et accepter que tout soit diffusé en direct sur YouTube.
  • Sur sa nouvelle plateforme VOD, Disney diffuse un message en préambule de ses plus anciens films “Ce programme est présenté tel qu’il a été créé. Il peut contenir des représentations culturelles »

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Le rêve

Le rêve…

C’est un euphémisme de dire que le rêve est plus beau que la réalité, car il sublime l’essentiel et gomme le superflu… il réduit l’espace temps au cosmos, qui est sans limite et qui devient un espace sans intérêt, inutile, une notion humaine alors que nous ne sommes que dans l’esprit, l’infini. Le rêve se limite au flou de l’objectif qui se focalise sur l’essentiel …

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« Les vautours de la mine »

C’est comme un délit d’initié.

Que ne ferait-on pas pour acquérir des matières premières à un cours normal quand on sait que la pénurie va provoquer une hausse des prix ?

Mai 1981. Edouard de Fouquier reçoit en pleine nuit un appel téléphonique de son ami américain, Jim, qui l’informe que les gelés au Brésil vont détruire une grande partie de la récolte de café à venir. L’industriel, un des plus grands fabricants de café consommable en France, décide de profiter de cette information pour s’assurer d’approvisionnements au prix du marché avant que les cours ne montent. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, il décide de se rendre lui-même en Afrique. Démarche innocente que le destin va détourner de sa destination initiale.

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Tout ça n’est qu’une histoire de pieds

En l’an 2018 les gueux se rebiffèrent se sentant oubliés et méprisés par les nantis de la République. Tous ces pieds nickelés s’en allèrent battre le pavé au grand dame du seigneur du royaume qui ne sut pas sur quel pied danser.  Les marches à répétition des sans-dents l’obligeant à réagir, il demanda à son sinistre de l’intérieur de lui ôter cette épine du pied. « Prenez le contre-pied et envoyez vos séides, de Dieu ! » Aussitôt fait, le délégué aux affaires de police prit l’ordre au pied de la lettre et envoya ses troupes, car il se trouvait au pied du mur.

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Approche manichéenne

Paradoxalement la religion favorise la haine. En éditant des principes, des règles et des commandements, elle crée des divisions en opposant ceux qui sont dans le droit chemin des « autres ». Ceux-ci deviennent des parias qui sont rejetés par les bons. On invente donc des méchants qu’il faut combattre. On classe, on juge, on rejette. C’est la porte ouverte aux conflits.

Dès l’enfance on inculque des préceptes et des modèles de vie qui incrustent dans l’inconscient le devoir de rejeter ceux qui sont différents. La religion est tolérante mais n’est pas amour. On a détourné le concept. L’amour est généreux. La tolérance impose d’accepter celui qui nous dérange. Il y a dans la tolérance une notion de subordination : « laissez-les vivre ; on ne peut pas faire autrement. Sinon il faudrait les tuer. Et ça, ce n’est pas bien. Merci petit Jésus. »

« Néanmoins, si les religions sont parfois des vecteurs de violence, les grands génocides du XXème siècle ont été commis au nom d’idéologies païennes : le communisme et le nazisme. » Jean-François REVEL