Dubrovnik

Dubrovnik, anciennement Raguse jusqu’en 1918. Située au sud de la côte dalmate, à proximité de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro. En 1806, Raguse est assiégée durant un long mois par les flottes russes et monténégrines. La République est alors contrainte de capituler face aux forces armées de l’Empire français qui met un terme au siège et sauve Raguse. Menée par Napoléon, l’armée française entre dans Raguse en 1806. En 1808, le maréchal Marmont* abolit la République de Raguse et l’intègre dans le Royaume d’Italie. De 1815 (congrès de Vienne) jusqu’en 1918, la ville (au nom bilingue de Ragusa – Dubrovnik) fait partie de la monarchie autrichienne (empire d’Autriche), puis Autriche-Hongrie. Le , l’Armée populaire yougoslave attaque et encercle Dubrovnik pendant la guerre d’indépendance croate. Le siège de Dubrovnik dure jusqu’à mai 1992. La reconstruction s’est déroulée dans le respect des techniques traditionnelles, tout en appliquant des normes anti-sismiques nouvelles, dans cette région géologiquement instable. 

GUIDE TOURISTIQUE

On entre dans la ville par la porte Pile qui s’ouvre sur la rue principale, la Placa, rebaptisée Stradun (du vénitien stradon, grande rue). Depuis le tremblement de terre de 1667 elle est bordée par des maisons de commerçants aux façades homogènes. Derrière la porte Pile s’ouvre la place Miliavic, éclairée par la pierre dorée de ses églises et animée par une fontaine monumentale. Au bout de la rue, la place de la Luza (Loge), la Tour de l’Horloge, la maison de la Garde, l’Hôtel de ville, le Palais Sponza, l’église Saint Balise.

NAUTIKA RESTAURANT SUR LES REMPARTS

*Le maréchal Marmont devint le recteur de Raguse qu’il intégra dans les provinces illyriennes françaises en 1810 (correspondant alors à une large partie de la Slovénie et du littoral de la Croatie actuelles). Marmont lâcha Napoléon à l’issue de la bataille de Paris qui s’est déroulé le 30 mars 1814, opposant l’armée française aux forces européennes alliées contre l’empire de Napoléon. La défaite française marque la fin des opérations militaires de la Campagne de France et conduit à la première abdication de Napoléon, puis la restauration des Bourbon. Marmont fut accusé d’être un traitre. Ainsi le mot « ragusade » devint une expression signifiant un acte de trahison.

La constitution de la République de Raguse était de nature aristocratique. La population était divisé en 3 classes : les patriciens, les citoyens et les plébéiens. L’essentiel du pouvoir était concentré entre les mains des armateurs, des banquiers et des riches marchands, patriciens qui se considéraient comme nobles en se dotant d’armoiries. Capitaines de navires, commerçants plus modestes et maîtres des corporations constituaient des citoyens plus ordinaires qui pouvaient occuper des postes subalternes de l’administration civile et judiciaire, ou parfois accéder au Grand Conseil. Matelots, artisans et paysans constituaient la classe des plébéiens, souvent d’origine slave ou albanaise, qui n’avaient aucune voix dans le gouvernement et ne pouvaient donc pas prendre part aux affaires politiques de la Cité. Le mariage entre les membres de classes sociales différentes était interdit.