Les origines de l’Union Européenne

L’idée d’unifier les pays d’Europe n’est pas nouvelle. Une des difficultés réside dans le choix des frontières, des états existants à intégrer et des régimes en place présupposant une possible adhésion à un système politique commun. Napoléon s’y essaya en force. Pour Walter Bruyère-Ostells, professeur d’histoire contemporaine : « Lors des Cent-Jours, il essaie d’expliquer qu’il a agi de façon réfléchie pour « organiser un grand système fédératif européen, que nous avions adopté comme conforme à l’esprit du siècle, et favorable aux progrès de la civilisation ». Encore à Sainte-Hélène, Napoléon affirmera avoir voulu faire des Européens « un seul et même corps de nation ». Sans discuter de la véracité de cette assertion, cette « nation » était française plus qu’européenne. »
 
Au XXème siècle, dès les années vingt Richard Coudenhove-Kalergi se pose la question de savoir si, les dispositions du Traité de Versailles lui paraissant insuffisante, ne devrait-on pas créer les bases d’une Europe unie politiquement, monétairement et commercialement ? Et en 1938 le concept hitlérien de Neue Europa voulait créer une Nouvelle Europe sous la prédominance de l’Allemagne et de l’Italie.

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Le projet de gouvernance mondiale

L’important pour les nantis est de régner sur un royaume. Car, peu importe le royaume, c’est la royauté qui compte. Le royaume peut être une nation, une région, un marché, une communauté, une collectivité, une confrérie, une corporation ou une association. Tout est connecté et inter dépendant. Tout le monde s’influence et joue sa propre partition pour défendre ses avantages ou son territoire. La nouvelle classe mondiale a ainsi ses réseaux d’influence et de corrompus à leur botte. Tout s’achète, même une organisation, quel qu’elle soit. Dans tous les empires ce processus a fonctionné de la même manière. Les maîtres du monde n’ont jamais perdu, sauf quand l’empire s’écroule et disparaît. Nous sommes arrivés à un point de rupture entre un modèle capitaliste qui sort chaque année des populations de la pauvreté, qui fait émerger partout des classes moyennes avides de consommation et un modèle néo-libérale qui ne tient plus compte de la volonté des peuples mais ne se soucie que de faire croitre les multinationales qui imposent leurs méthodes et concepts et manipulent les politiques.

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