Pendant des décennies, les crises du Moyen-Orient semblaient suivre un scénario immuable. Les États-Unis conduisaient les négociations, les Européens s’invitaient à la table diplomatique, l’OTAN veillait en arrière-plan et les monarchies du Golfe s’alignaient plus ou moins discrètement sur les décisions prises à Washington. Aujourd’hui, ce paysage paraît se transformer sous nos yeux. Alors que…