Le vote populiste

L’Europe qui se consolide génère des rejets populaires comme le Brexit en Angleterre ou l’arrivée de gouvernements dits « populistes » comme en Hongrie ou Pologne. Un certain autoritarisme, réel ou perçu comme tel, est-il en train de disloquer l’Europe ou au contraire de la faire évoluer vers plus de dirigisme, voire d’une forme de dictature ? Pour l’ancien Président de la Commission, Jean-Claude Juncker, il faut distinguer « les eurosceptiques qui questionnent et ont des opinions à formuler, et les populistes. » Il entend par là qu’il existe des gens avec qui on peut discuter, sous entendu, des gens qui ne s’opposent pas de façon farouche, des gens qui disent ce qu’ils pensent mais qui ne sont pas dangereux car ils ne remettent pas en question le principe même de l’Europe unie. Il suffit de les écouter et de prendre en compte certaines de leurs propositions et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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Analyse critique du quinquennat Macron (suite)

LA DISRUPTION EN MARCHE : la numérisation de la société s’est accéléré. Tous les services de l’état se sont mis à l’heure de l’internet, au détriment de leur efficacité. Les guichets se sont fermés et les contacts téléphoniques ont disparus. Mais des bugs subsistent dans certaines administrations rendant les demandes ou inscriptions très compliquées.

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Les origines de l’Union Européenne

L’idée d’unifier les pays d’Europe n’est pas nouvelle. Une des difficultés réside dans le choix des frontières, des états existants à intégrer et des régimes en place présupposant une possible adhésion à un système politique commun. Napoléon s’y essaya en force. Pour Walter Bruyère-Ostells, professeur d’histoire contemporaine : « Lors des Cent-Jours, il essaie d’expliquer qu’il a agi de façon réfléchie pour « organiser un grand système fédératif européen, que nous avions adopté comme conforme à l’esprit du siècle, et favorable aux progrès de la civilisation ». Encore à Sainte-Hélène, Napoléon affirmera avoir voulu faire des Européens « un seul et même corps de nation ». Sans discuter de la véracité de cette assertion, cette « nation » était française plus qu’européenne. »
 
Au XXème siècle, dès les années vingt Richard Coudenhove-Kalergi se pose la question de savoir si, les dispositions du Traité de Versailles lui paraissant insuffisante, ne devrait-on pas créer les bases d’une Europe unie politiquement, monétairement et commercialement ? Et en 1938 le concept hitlérien de Neue Europa voulait créer une Nouvelle Europe sous la prédominance de l’Allemagne et de l’Italie.

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Analyse critique du quinquennat Macron (2017-2022)

UNE ELECTION PERVERTIE : l’élection de Macron fut manipulée pour qu’un représentant des mondialistes soit élu. D’abord parce que les médias ont sur-communiqué sur lui (plus de trente « une » de magazines lui ont été consacrées) et qu’ensuite les juges se sont emparés au bon moment et avec célérité d’une histoire d’emploi fictif de l’épouse de François Fillon, challenger de Macron, qui risquait de remporter le scrutin. Macron est ainsi arrivé au deuxième tour face à Marine Le Pen. La victoire était assurée. Les Le Pen n’ont jamais atteint 30% à aucune élection. Chirac, en 2002, a gagné face à Jean-Marie Le Pen avec 82% des votes en sa faveur, sans même avoir participé au débat télévisé traditionnel d’entre les deux tours ! Macron jouait sur du velours.

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A part l’Ukraine, où en sommes-nous ?

  1. Société
    • La place prise par les écrans dans la vie des ados : un collégien passe en moyenne 26 heures par semaine en classe et un lycéen un peu plus de 30 heures, ce qui est moins que le temps d’écran qui est de plus de 31 heures en moyenne
    • La Chine a réagi de façon autoritaire à cet emploi du temps des jeunes devant leurs écrans en limitant l’accès aux jeux vidéo à 3 heures par semaine!
    • Vidéo en streaming: Netflix dépasse les 200 millions d’abonnés, suivi par Amazon Prime Video (150 millions d’abonnés) et Disney (100 millions d’abonnés)

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Pour Andreï Makine, académicien Français et Russe d’origine : « Cracher sur la Russie n’aidera pas les Ukrainiens »

Dans un article du Figaro Publié le 10/03/2022 l’académicien précise : « Je regrette que l’on oppose une propagande européenne à une propagande russe »

Qu’entend-il par là ?

D’abord qu’il ressent des sentiments de tristesse et d’incrédulité. Tristesse, car pour lui les Russes et les Ukrainiens sont cousins et, lui-même, a des amis proches Ukrainiens. Incrédulité, car, comme nous tous européens, nous sommes depuis près de 50 ans bercés par la croyance que les guerres en Europe n’auront plus lieu.

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Syndicats et impôt sur la fortune

Les syndicats, qui sont un contre pouvoir utile et nécessaire et qui participent à la gestion des organismes paritaires, bénéficient de richesses tout aussi importantes que les contribuables assujettis à l’ISF. Ils sont peu représentatifs mais pas « illégitimes ». L’institutionnalisation des syndicats dans leur rapport avec l’État, dans l’exercice du dialogue social (négociation collective) et dans la gestion paritaire des organismes de protection sociale sont autant de formes de représentativité. Il existe 600.000 mandatés en entreprise qui participent au quotidien à la régulation sociale (des représentants du personnel qui détiennent certains mandats, un ou plusieurs comme délégué du personnel, élu au comité d’entreprise, élu au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).

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Les leviers de l’envie

La jalousie et l’envie sont des travers bien exploités, tant par les politiques, que par les entreprises. Quand les politiques créent et maintiennent un impôt sur le capital, comme en France, avec l’ISF (impôt sur la fortune), qui incitent les Français à s’exiler, ce qui prive le pays de gens qui, en restant, investiraient et dépenseraient ici plutôt qu’ailleurs, ils ne font que jouer sur la jalousie des électeurs. Prendre le risque de supprimer l’ISF suffirait à perdre une élection. Emmanuel Macron a enlevé de l’assiette de l’ISF les avoirs financiers en ne maintenant que le capital immobilier. L’ISF est ainsi devenu l’IFI. Il en a immédiatement été critiqué et taxé de Président des riches, bien que son objectif était d’encourager les placements dans l’économie productive plutôt que dans l’immobilier. 

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La stratégie de repentance

Le slogan de Paris Match est bien trouvé ; concis, précis. « Le poids des mots, le choc des photos ». Pour le choc, rendez-vous dans les premières pages : « Côté mode, le soleil se lève à l’est ». Même si le style est volontairement « destroye », les matières sont raffinées et « les jeans sont lacérés brodés ». On déchire et on recoud partiellement à la main avec des fils soyeux. Les filles sont grandes et blondes. C’est le luxe baroque. Les jeunes couturiers venus de l’est témoignent du renouveau d’une Europe qui rattrape le temps perdu. « Les fantômes d’hier hantent les silhouettes d’aujourd’hui ». Les pages nous permettent de découvrir talent et délire. Les couleurs sont justes et les matières raffinées. Les maquillages sont travaillés sur des filles tout en jambe. C’est un plaisir pour les yeux. Un fantasme correct et pas seulement pour une soirée, why not ? L’imaginaire nous promène gentiment. Les stars et autres leaders d’opinion ont adopté ce style « streetware », alors on se doit de leur ressembler. Et on tourne la page du magazine. 

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Réchauffement climatique et « green business »

La pollution de l’air est un vrai problème. Elle y représenterait 9% de la mortalité annuelle, avec près de 48.000 décès par an, selon les chiffres du gouvernement. Outre les dégâts infligés à l’espèce humaine, les façades se dégradent plus rapidement, le rendement des cultures baisse de 5 à 20% et la biodiversité est en pleine érosion.  Lorsque l’on regarde à l’échelle d’une agglomération, la pollution est principalement provoquée par le trafic routier. La faute, majoritairement, au diesel. La concentration de la pollution dans les villes et mégapoles est de plus en plus préoccupante. Le Monde du 17 mars 2014 précise : « Si à l’échelle globale de la France, le trafic routier n’est pas le premier émetteur de particules fines – ces poussières en suspension dans l’air qui réduisent l’espérance de vie des populations et provoquent des maladies respiratoires et vasculaires –, les voitures sont bel et bien les premières responsables de la pollution que respirent les habitants dans les agglomérations (…) dans les stations proches du trafic routier – le boulevard périphérique mais aussi tous les axes majeurs de circulation – 51 % des particules, qu’elles soient produites localement, importées de l’agglomération ou des régions et pays voisins, proviennent des transports (voitures individuelles, véhicules utilitaires et poids lourds), loin devant, donc, le chauffage des habitations et l’industrie. Surtout, 70 % de ces véhicules polluants roulent au diesel. »

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