Iran : le piège qui met la doctrine Trump à l’épreuve

La puissance américaine peut détruire les capacités de l’Iran. Elle n’a pas encore démontré qu’elle pouvait contraindre le régime à accepter la paix qu’elle souhaite.

Donald Trump a bâti sa réputation internationale sur une méthode apparemment simple : exercer une pression maximale, frapper suffisamment fort pour convaincre l’adversaire qu’il perdrait davantage en résistant, puis négocier rapidement un accord présenté comme une victoire.

Cette stratégie peut fonctionner face à un État qui calcule rationnellement le rapport entre le coût de la résistance et les bénéfices d’un compromis.

Mais que se passe-t-il lorsque l’adversaire ne cherche pas d’abord à gagner ?

Que se passe-t-il lorsqu’il cherche seulement à survivre ?

C’est toute la difficulté iranienne.

Les États-Unis disposent d’une supériorité militaire écrasante. Ils peuvent détruire des bases, des radars, des installations nucléaires, des centres de commandement, des infrastructures logistiques et des unités des Gardiens de la révolution. Ils peuvent affaiblir considérablement la capacité de nuisance de Téhéran.

Mais cette puissance de destruction ne répond pas à la question essentielle :

Comment transformer une supériorité militaire en résultat politique durable ?

L’Iran est peut-être le premier adversaire qui oblige véritablement Donald Trump à démontrer que sa doctrine ne fonctionne pas seulement contre des gouvernements vulnérables, dépendants d’un accord rapide ou effrayés par la perspective d’une frappe américaine.

Car la République islamique ne raisonne pas nécessairement comme ses adversaires occidentaux.

Trump cherche une victoire.

L’Iran cherche d’abord à ne pas disparaître.

Et ces deux stratégies ne jouent pas au même jeu.

Le problème iranien n’est pas né avec Trump

Depuis la révolution islamique de 1979, l’Iran constitue l’un des problèmes stratégiques les plus persistants auxquels les États-Unis aient été confrontés.

La prise d’otages de l’ambassade américaine, le soutien au Hezbollah, la constitution de réseaux armés au Liban, en Irak et au Yémen, l’opposition à Israël, le développement des missiles balistiques et la progression du programme nucléaire ont progressivement transformé l’Iran en puissance régionale de contestation.

Téhéran n’a jamais été en mesure d’affronter directement les États-Unis sur le terrain conventionnel.

Il a donc construit une stratégie différente.

Une stratégie de dispersion, d’usure et de dissuasion indirecte.

L’Iran a développé des missiles et des drones relativement peu coûteux, soutenu des organisations alliées capables d’agir à distance, menacé les routes commerciales et installé une partie de ses capacités militaires au cœur même des sociétés voisines.

Cette architecture lui permet de répondre à une attaque sans nécessairement engager immédiatement l’ensemble de ses forces.

Elle lui permet surtout de déplacer le conflit.

Lorsqu’une installation iranienne est frappée, le coût de la riposte peut apparaître ailleurs : sur une base américaine, contre Israël, dans le détroit d’Ormuz, en mer Rouge, au Liban, en Irak ou contre une infrastructure énergétique du Golfe.

La République islamique ne cherche pas à être militairement plus forte que les États-Unis.

Elle cherche à rendre toute victoire américaine trop coûteuse, trop diffuse et trop difficile à définir.

L’accord nucléaire : un succès réel, mais temporaire

L’accord nucléaire conclu en 2015 sous la présidence de Barack Obama avait pour objectif de retarder cette confrontation.

Le JCPOA imposait à l’Iran un plafonnement de l’enrichissement de l’uranium à 3,67 %, une réduction importante du nombre de centrifugeuses et un dispositif de contrôle confié à l’Agence internationale de l’énergie atomique. L’AIEA a effectivement constaté pendant plusieurs années que l’Iran ne dépassait pas la limite d’enrichissement prévue par l’accord. (AIEA)

Il serait donc faux de prétendre que le JCPOA ne servait à rien.

Il limitait le programme nucléaire iranien et permettait un contrôle international que les événements ultérieurs ont rendu beaucoup plus difficile.

Mais il serait tout aussi faux d’en faire une solution définitive.

L’accord ne réglait ni la question des missiles balistiques, ni celle des groupes armés soutenus par Téhéran, ni l’expansion régionale iranienne. Plusieurs de ses principales restrictions étaient limitées dans le temps. La résolution 2231 encadrait certaines activités balistiques, mais celles-ci ne constituaient pas le cœur du compromis nucléaire et les dispositions de l’accord devaient progressivement arriver à échéance. (Nations Unies)

Donald Trump avait donc identifié une faiblesse réelle.

Son diagnostic était que l’accord retardait le problème sans le résoudre.

Il voulait lui substituer un dispositif beaucoup plus large portant simultanément sur le nucléaire, les missiles et la politique régionale de l’Iran.

Mais il fit un pari considérable : sortir de l’accord avant d’avoir obtenu celui qui devait le remplacer.

Trump avait-il raison sur le diagnostic, mais tort sur la méthode ?

Le retrait américain de 2018 devait placer l’économie iranienne sous une telle pression que Téhéran serait contraint de revenir à la table des négociations et d’accepter des conditions plus sévères.

La pression fut considérable.

Mais l’Iran ne capitula pas.

Au contraire, il augmenta progressivement son niveau d’enrichissement, limita la coopération avec les inspecteurs et développa des capacités qui avaient été contenues par l’accord.

En mai 2025, l’AIEA estimait que l’Iran détenait plus de 400 kilogrammes d’uranium enrichi jusqu’à 60 %. Ce niveau ne constitue pas, en lui-même, une arme nucléaire. Il est néanmoins très supérieur au seuil de 3,67 % autorisé par le JCPOA et réduit fortement la distance technique séparant l’Iran de l’uranium de qualité militaire. (AIEA)

C’est ici que réside le paradoxe central.

Trump avait peut-être raison d’affirmer que l’accord de 2015 était insuffisant.

Mais la disparition de cet accord, sans solution immédiatement substituable, a laissé l’Iran progresser beaucoup plus loin que ce qu’il aurait pu faire en restant soumis au dispositif initial.

Le débat ne peut donc pas se réduire à une opposition simpliste entre Obama, qui aurait garanti la paix, et Trump, qui aurait provoqué la guerre.

La question est plus exigeante :

Fallait-il conserver un accord imparfait tant qu’aucun accord meilleur n’avait été obtenu ?

Autrement dit, Trump avait-il raison sur le diagnostic, mais tort sur la méthode ?

La doctrine Trump face à un adversaire qui accepte la durée

La stratégie de Donald Trump repose sur un enchaînement très précis :

menacer, frapper, négocier.

La démonstration de force doit être suffisamment brutale pour raccourcir la guerre et ouvrir rapidement la voie à un compromis.

Mais l’Iran cherche précisément à rompre cet enchaînement.

Sa réponse peut se résumer en quatre verbes :

survivre, disperser, prolonger, renchérir.

Survivre aux premières frappes.

Disperser ses installations, ses hommes et ses capacités de riposte.

Prolonger le conflit jusqu’à ce que le coût économique, humain et politique devienne plus difficile à supporter pour les démocraties occidentales.

Renchérir le prix de la guerre en l’étendant aux routes maritimes, aux infrastructures énergétiques et aux alliés des États-Unis.

L’affrontement ne porte donc plus seulement sur la quantité de missiles détruits ou sur le nombre de bases frappées.

Il porte sur le temps.

Les États-Unis cherchent à faire vite.

L’Iran cherche à tenir.

Ormuz : l’arme que l’Iran ne peut employer totalement

Le détroit d’Ormuz représente l’un des principaux leviers de Téhéran.

Cette étroite voie maritime commande l’accès au golfe Persique et constitue un passage majeur pour les exportations mondiales de pétrole et de gaz.

L’Iran n’a pas nécessairement besoin de fermer totalement le détroit pour produire des effets considérables.

Quelques attaques contre des navires, des mines, des saisies, des alertes répétées ou l’augmentation des primes d’assurance peuvent suffire à ralentir fortement la circulation.

Les traversées commerciales ont ainsi chuté à des niveaux extrêmement faibles au cours des affrontements récents, illustrant la vulnérabilité d’une route maritime dont la fermeture complète serait pourtant également très coûteuse pour l’Iran. (Reuters)

Car Ormuz est à la fois une arme et un piège pour Téhéran.

Une fermeture durable pénaliserait les adversaires de l’Iran, mais aussi ses propres exportations et celles de partenaires économiques essentiels.

Elle affecterait notamment la Chine, qui ne peut accepter indéfiniment que son approvisionnement énergétique soit menacé.

L’Iran peut donc utiliser Ormuz pour inquiéter, perturber et négocier.

Il lui serait beaucoup plus difficile d’en faire une arme absolue sans finir par retourner contre lui des puissances dont il a besoin.

Bab el-Mandeb : le second verrou

La stratégie iranienne prend une dimension plus redoutable lorsqu’Ormuz cesse d’être considéré isolément.

À l’autre extrémité de la péninsule Arabique, le détroit de Bab el-Mandeb commande l’accès à la mer Rouge et au canal de Suez.

Les Houthis, alliés de l’Iran au Yémen, ont démontré qu’ils pouvaient menacer durablement la navigation dans cette zone.

L’apparition simultanée de risques à Ormuz et à Bab el-Mandeb oblige les compagnies maritimes à choisir entre plusieurs routes dangereuses ou beaucoup plus coûteuses. Le contournement par le cap de Bonne-Espérance peut ajouter près d’un mois au trajet de certains pétroliers et plusieurs millions de dollars aux coûts d’exploitation. (Reuters)

Mais l’escalade la plus significative concerne désormais les infrastructures conçues précisément pour contourner Ormuz.

L’Arabie saoudite dispose d’un oléoduc permettant d’acheminer du pétrole vers Yanbu, sur la mer Rouge. Cette capacité devait offrir une solution de rechange en cas de paralysie du golfe Persique.

Or les Houthis ont récemment visé les installations pétrolières de Yanbu et de Jizan. L’attaque contre Yanbu aurait été interceptée, tandis que des dégâts ont été constatés à Jizan. (AP News)

La portée stratégique de cette évolution est considérable.

L’Iran et ses alliés ne cherchent plus seulement à menacer les routes principales.

Ils rendent vulnérables les voies de secours elles-mêmes.

La guerre ne vise plus seulement les flux.

Elle vise la résilience du système.

La guerre des infrastructures

Le conflit change ainsi de nature.

Les États-Unis ont progressivement élargi leurs frappes : des défenses côtières, installations navales et bases de missiles vers des ponts, tunnels, réseaux de communication, centrales électriques et infrastructures hydrauliques. (AP News)

En réponse, l’Iran et ses alliés peuvent viser les bases américaines, les navires, les ports, les installations pétrolières, les réseaux électriques ou les infrastructures hydrauliques des monarchies du Golfe.

Nous entrons dans une logique nouvelle :

Une guerre des infrastructures contre les infrastructures.

Cette évolution est particulièrement inquiétante dans les États du Golfe.

Ces pays ont construit des villes modernes et prospères dans des environnements naturellement pauvres en eau douce. Une part essentielle de leur approvisionnement dépend d’usines de dessalement, souvent situées sur les côtes et reliées à des réseaux électriques très centralisés.

Ces installations sont protégées.

Mais aucune défense n’est absolue.

Le défenseur doit intercepter presque tous les missiles et tous les drones.

L’attaquant n’a besoin que d’une seule réussite pour provoquer une crise majeure.

Dès lors, l’eau, l’électricité et les communications cessent d’être de simples services civils.

Elles deviennent des variables stratégiques.

Frapper une usine de dessalement ne permet pas de vaincre une armée.

Mais menacer l’approvisionnement en eau d’une métropole peut exercer une pression politique considérable sur un gouvernement.

C’est précisément dans ce déplacement du champ de bataille que l’Iran tente de compenser son infériorité militaire.

Les monarchies du Golfe ne peuvent plus rester à distance

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn ont longtemps cherché un équilibre difficile.

Ces États souhaitent bénéficier de la protection militaire américaine, sans pour autant devenir les premières cibles d’une guerre entre Washington et Téhéran.

Ils redoutent l’Iran.

Mais ils redoutent aussi une confrontation américaine qui ferait de leurs ports, de leurs bases, de leurs raffineries, de leurs aéroports et de leurs usines de dessalement des objectifs militaires.

Leur stratégie consistait donc à soutenir les États-Unis tout en conservant des canaux de discussion avec Téhéran.

L’extension du conflit rend cette position de plus en plus difficile.

Les attaques houthies contre les installations saoudiennes et les menaces sur les navires du royaume peuvent conduire Riyad à reprendre une guerre qu’il cherchait à quitter depuis la trêve de 2022. (Reuters)

En multipliant les fronts, l’Iran cherche à disperser la puissance américaine.

Mais il prend également le risque d’unifier contre lui les monarchies du Golfe.

Le piège est donc réciproque.

Plus Téhéran démontre qu’il peut paralyser les routes commerciales et les infrastructures régionales, plus il donne à ses voisins des raisons de soutenir une coalition militaire et maritime durable.

Israël : gagner du temps, mais pas nécessairement la paix

Pour Israël, la priorité est différente.

Il s’agit d’empêcher l’Iran d’acquérir une capacité nucléaire militaire, de détruire ses missiles et de réduire le pouvoir des organisations armées qui menacent directement le territoire israélien.

Les frappes peuvent retarder le programme nucléaire iranien.

Elles peuvent détruire des centrifugeuses, des centres de recherche, des stocks, des systèmes de défense ou des responsables scientifiques.

Mais détruire des installations ne détruit pas nécessairement les connaissances.

Un programme nucléaire peut être ralenti, dispersé ou clandestinisé.

L’action militaire peut donc acheter du temps.

Elle ne garantit pas que ce temps sera transformé en solution politique.

Plus encore, si le régime iranien conclut que seule la possession effective de l’arme nucléaire peut le protéger contre une nouvelle attaque, les frappes destinées à empêcher la bombe peuvent aussi renforcer la volonté de l’obtenir.

C’est un autre paradoxe de cette guerre.

Le régime iranien peut-il tomber ?

La République islamique est affaiblie.

Elle est confrontée à une économie dégradée, à une population souvent hostile, à des divisions internes, à la fatigue sociale et aux conséquences des frappes.

Mais un régime affaibli n’est pas nécessairement un régime sur le point de tomber.

L’histoire montre que les bombardements étrangers peuvent parfois accélérer l’effondrement d’un pouvoir.

Ils peuvent aussi provoquer l’effet inverse : renforcement de la répression, fermeture de l’espace politique, mobilisation patriotique et marginalisation provisoire des opposants.

Le régime iranien dispose encore d’une organisation coercitive puissante : les Gardiens de la révolution, les forces de sécurité, les milices et les réseaux économiques qui dépendent directement de sa survie.

La chute du régime demeure possible.

Elle ne peut être érigée en stratégie.

Car personne ne peut garantir que l’effondrement produirait immédiatement un gouvernement stable, démocratique et favorable à l’Occident.

L’Iran est un pays de près de 90 millions d’habitants, traversé par des identités régionales, ethniques et religieuses complexes.

La disparition brutale du pouvoir central pourrait également ouvrir une période de chaos dont les conséquences dépasseraient largement les frontières iraniennes.

Trump doit donc répondre à une question qu’aucune frappe ne résout :

Son objectif est-il de modifier le comportement du régime, de le désarmer ou de le renverser ?

Ces objectifs ne supposent ni les mêmes moyens, ni les mêmes risques, ni la même durée.

La victoire militaire ne suffit pas

Les États-Unis peuvent probablement remporter presque tous les affrontements militaires directs.

Ils peuvent détruire davantage que l’Iran.

Ils peuvent frapper plus loin, plus vite et plus précisément.

Mais la victoire stratégique ne se mesure pas au nombre de cibles détruites.

Elle se mesure aux objectifs atteints.

L’Iran a-t-il renoncé durablement à l’arme nucléaire ?

Ses missiles ont-ils été neutralisés ?

Ses alliés régionaux ont-ils été désarmés ?

Le détroit d’Ormuz est-il durablement sécurisé ?

Les monarchies du Golfe sont-elles davantage protégées ?

Un accord vérifiable a-t-il été obtenu ?

Le régime iranien est-il devenu plus modéré ?

Tant que les réponses demeurent incertaines, la supériorité militaire américaine ne constitue pas encore une victoire politique.

Le véritable piège

Le piège iranien ne réside pas dans la possibilité que les États-Unis perdent militairement.

Cette hypothèse est peu vraisemblable.

Il réside dans la possibilité qu’ils ne sachent plus clairement ce que signifie gagner.

Trump peut ordonner davantage de frappes.

Il peut détruire de nouvelles installations.

Il peut affaiblir le régime, protéger certains alliés et maintenir une pression économique considérable.

Mais s’il ne parvient pas à convertir cette puissance en accord vérifiable, il risque de se retrouver entraîné dans le type de conflit qu’il a toujours prétendu éviter : une guerre longue, coûteuse, régionale et sans issue politique clairement définie.

L’Iran, de son côté, peut survivre, prolonger le conflit et menacer les infrastructures de ses voisins.

Mais en s’attaquant simultanément à Ormuz, à Bab el-Mandeb, aux exportations saoudiennes et à la sécurité énergétique mondiale, il risque de provoquer contre lui une coalition plus large que celle qu’il cherchait à diviser.

Le piège est donc devenu réciproque.

Les États-Unis risquent de ne pas parvenir à transformer leur puissance en paix.

L’Iran risque de transformer sa capacité de nuisance en isolement stratégique.

Entre les deux se dessine une forme de non-victoire.

Les États-Unis peuvent empêcher l’Iran d’atteindre certains de ses objectifs.

L’Iran peut empêcher les États-Unis d’imposer complètement les leurs.

Aucun des deux camps ne gagne véritablement.

Aucun des deux ne peut se permettre de perdre.

Et chacun conserve suffisamment de puissance pour prolonger le conflit.

Donald Trump ne perdra probablement pas cette guerre sur le champ de bataille.

Le véritable test n’est plus de savoir si Trump peut frapper l’Iran. Il l’a démontré. Il est désormais de savoir si cette démonstration de force peut être convertie en un accord politique durable. C’est seulement si cette troisième phase échoue que le « piège iranien » se refermera véritablement.

Pour aller plus loin :

 

Couverture Le modèle Trump leadership rupture Marc Flandin

Cette chronique prolonge l’analyse développée dans le dernier chapitre de mon essai Le Modèle Trump – Décryptage d’un leadership de rupture, intitulé « Iran : le piège qui peut briser Trump ».

À travers les crises du Venezuela, du Groenland, de la Chine et de l’Iran, l’ouvrage analyse la méthode Trump, ses succès, ses contradictions et les limites d’une stratégie fondée sur le rapport de force.

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